Assurance et Réseaux Sociaux

L’assurance et les réseaux sociaux

La retraite n’est pas un terme que je connais.

Bien au contraire, je me refuse d’utiliser ce mot depuis mon arrivée aux USA, et suis même devenu un entrepreneur hyperactif !

Pour pouvoir réaliser le rêve que j’avais depuis l’âge de 20 ans, j’ai déposé une demande de « Green Card » (carte verte) qui permet à toute personne d’obtenir la résidence permanente et le droit de travailler sans limites aux USA.

J’ai obtenu le visa « capacités extraordinaires » EB-1 que les autorités Américaines m’ont délivré 9 jours après avoir reçu mon dossier. Attention, je n’ai pas choisi le nom de ce visa… Il permet à des personnes étrangères ayant des “capacités extraordinaires” dans le domaine des sciences, de l’art, de l’éducation, des affaires ou du sport d’obtenir une carte verte pour exercer leurs talents et expertise aux Etats-Unis. C’est agréable et honorifique de se sentir accueilli dans un pays ou la jalousie du succès n’est pas de mise et ou vos compétences sont reconnues et appréciées, vous permettant d’apporter votre expérience aux jeunes américains, ou français ayant fait le choix de traverser l’atlantique.

Une chose est certaine, je ne suis pas venu à Miami uniquement pour me dorer au soleil et jouer au golf, bien que je pratique ces deux activités assidûment.

Mon cerveau a besoin d’être continuellement en éveil et à l’affût de toutes les nouveautés dans le monde du business mais plus particulièrement dans ce qui me passionne depuis toujours ; les nouvelles technologies et le monde du marketing digital.

Je suis d’ailleurs fasciné de voir l’évolution et l’adoption du digital ainsi que l’utilisation des nouvelles technologies dans mon secteur de prédilection : l’assurance. Je pense que beaucoup de compagnies d’assurance ont réalisé qu’il ne fallait pas manquer le départ, car à notre époque les choses vont très vite.

Fort de mon expérience de 35 ans dans le secteur de l’assurance, j’ai assisté et contribué à de profonds bouleversements dans ce domaine. Depuis mes premiers pas dans l’assurance, nous sommes passés de l’âge du Minitel à l’exploitation des réseaux sociaux et des objets connectés, en passant par le web et les applications mobiles. Ceci n’est un secret pour personne : le digital et les objets connectés prennent une place de plus en plus importante dans notre vie de tous les jours. Les entreprises se sont lancées à la conquête d’information et de leads en se positionnant là ou sont leurs clients : le digital.

Cependant, la presse clame que les assureurs français ont pris du retard dans cette transformation numérique. Ces derniers sont notamment loin derrière les Américains, en matière d’innovations digitales.

Aux Etats-Unis depuis un an et demi, j’observe de très près les évolutions dans le secteur de l’assurance et suis devenu consultant pour deux sociétés spécialisées dans l’assurance et la gestion des réseaux sociaux : Outsmart Labs, et Assur’Buzz. Cette position me permet de prendre conscience de l’étendue infinie des opportunités offertes par ces nouveaux outils dans le monde de l’assurance. Une récente étude réalisée par Towers Watson indique d’ailleurs que près de 80% des 18-24 ans pensent utiliser Internet pour souscrire une assurance.

Les agents et courtiers qui ne prennent pas le virage du numérique risquent donc de passer à côté d’un grand nombre de prospects.

En France, seules les plus grandes compagnies, comme Axa ou Allianz, ont compris l’intérêt d’être présents sur les réseaux sociaux et participent à cette révolution numérique.

Les courtiers grossistes et plus encore les agents ou courtiers indépendants sont malheureusement encore un peu à la traîne dans l’utilisation de ces plateformes. Il y a toutefois quelques assureurs qui font figure d’exception et qui ont notamment vu leurs efforts récompensés en se faisant distinguer par la profession. C‘est le cas du courtier grossiste SPVIE dont j’ai suivi les initiatives digitales de proche, après avoir rencontré, l’un des fondateurs du groupe, Jérémy Sebag, lors du dernier salon du courtage à Paris.

Il s’est d’ailleurs vu décerner au dernier salon du courtage le prix du « courtier entrepreneur de l’année » et a surement obtenu cette récompense en partie grâce à son activité sur les réseaux et la proximité qu’elle lui donne avec ses correspondants.

Je pense que ceux qui réalisent l’importance de la présence digitale avant les autres auront toujours de l’avance sur leurs concurrents.

J’ai également remarqué un courtier plus traditionnel (Ama Assurances) et ami de longue date, Michel Amalric, qui a réussi en l’espace de quelques mois à fédérer une communauté engagée de plus de 7,000 motards sur ses pages Facebook et Instagram grâce à une communication digitale active depuis son agence située à Castres.

Ces deux acteurs sont également particulièrement actifs sur Twitter et LinkedIn. Leur forte présence digitale a permis d’améliorer leur image et d’asseoir leur crédibilité, et notoriété dans le secteur de l’assurance. Je pense que les différents acteurs de l’assurance, chacun avec leurs moyens, doivent investir le terrain encore assez vierge des réseaux sociaux.

En ce qui concerne les rendez-vous de l’assurance, il devrait être le passage obligé pour les acteurs du secteur. Il permet de réunir en un même lieu les compagnies d’assurances les courtiers grossistes, ainsi que les courtiers, agents. Ces salons permettent aux participants de présenter leurs nouveautés, leurs créations ainsi que leurs produits innovants et de niches.

Ce salon oblige les acteurs de l’assurance à redoubler d’efforts pour se démarquer de la concurrence dans une profession difficile et qui ne laisse pas trop de place à l’originalité.

Parlant d’originalité, je me souviens d’ailleurs que Solly Azar Assurance avait de mon temps obtenu le 1er prix de la communication pour sa mise en scène lors du Salon. Des acteurs professionnels interpellaient avec humour dans les allées du salon les passants afin de promouvoir le nouveau produit SAS Santé.

Le besoin de se démarquer des concurrents me poussait constamment à faire preuve d’originalité et de créativité. Aujourd’hui, le courtier grossiste qui rencontrera le plus de succès sera sûrement celui qui utilisera à fond le marketing digital, pour mettre en avant ses produits d’assurance. J’attends impatiemment de voir quelles initiatives les compagnies d’assurances mettront en place lors de ce salon. Quelque chose me dit que l’accent sera porté sur le digital et je ne m’en plaindrai pas !